Échec et espoir après le Sommet sur le climat de Madrid
January 13, 2020 18:47 - Pas de commentaire
La Conférence Internationale COP25 a eu lieu à Madrid (Espagne) du 2 au 13 décembre 2019. Jason Nardi, du RIPESS EU et Coordinateur du RIPESS Intercontinental, était présent et a participé à la « Table ronde de haut niveau sur l’économie circulaire » où il a soutenu que nous avons besoin d’une approche radicalement différente de l’économie.
Écrit par Jason Nardi, Coordinateur du RIPESS Intercontinental
La 25e Conférence des Nations Unies sur le climat s’est tenue à Madrid (au lieu de Santiago du Chili, où elle devait avoir lieu) du 2 au 13 décembre : deux semaines de négociations entre les représentants des quelque 200 pays parties à la CCNUCC, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Lors de cette COP25, les Etats devaient finaliser les règles d’application de l’Accord de Paris signé en 2015, qui est censé être pleinement opérationnel à partir de 2020. En outre, ils devaient augmenter l’ambition de leurs engagements de réduction des émissions, qui sont actuellement totalement insuffisants pour atteindre les objectifs et éviter les conséquences les plus graves du réchauffement climatique. Les négociations se sont terminées plus de deux jours après le calendrier prévu, avec un accord vraiment faible et un échec important.

La COP25 a été célébrée à la fin d’une année caractérisée par une forte mobilisation des jeunes, qui a porté l’attention sur la crise climatique et l’inaction des États à des niveaux jamais atteints auparavant. Un demi-million de personnes sont descendues dans la rue à Madrid le vendredi 6 décembre, appelant à la justice climatique et à la responsabilité des gouvernements mondiaux. Elle a été suivie par le Sommet social sur le climat, l’événement de la société civile qui a vu plus de 300 débats promus par des activistes du monde entier pour proposer des solutions alternatives, qui s’est terminé par une déclaration intitulée : » Le monde s’est réveillé face à l’urgence climatique « .
Parmi les nombreux espaces du Sommet social, il y a eu la Minga Indígena, organisée par des représentants de communautés autochtones pour parler des impacts du changement climatique sur leurs territoires. Même si les négociations officielles se sont déplacées en Europe, la société civile sud-américaine n’a pas renoncé à son espace d’expression et à Santiago, les deux réunions prévues de la Cumbre de los Pueblos et de la Cumbre Social por la Acción Climática ont été célébrées.
Le RIPESS a participé à la fois à la COP25 officielle (voir ci-dessous l’intervention de Jason Nardi, coordinateur du RIPESS Intercontinental, au débat de haut niveau sur » l’économie circulaire, les villes et les bâtiments » en collaboration avec FMDV et ICLEI) et au Sommet social sur le climat, à plusieurs réunions organisées par des alliés tels qu’ECOLISE et des membres comme REAS Madrid.
La COP de l’année prochaine, prévue à Glasgow entre le 9 et le 19 novembre 2020, sera le test final pour les gouvernements du monde entier. La mobilisation de nos réseaux, mouvements et organisations à tous les niveaux est plus cruciale que jamais pour mettre de plus en plus de pression sur les représentants politiques et les gouvernements qui se retirent d’assumer leurs responsabilités et de continuer à poursuivre un modèle économique polluant, extractiviste et destructeur, au lieu de prendre des mesures réelles pour le changer. Et nous devons lier cette mobilisation aux » économies transformatrices » qui se réuniront à Barcelone lors du FSMET (25-28 juin 2020).
Dans ce sens, le nombre d’actions en justice intentées par des citoyens et des organisations contre des États et des entreprises pollueuses se multiplie, appelant à la justice climatique et à la protection des droits humains fondamentaux – le récent cas gagné par la fondation Urgenda contre le gouvernement des Pays-Bas est exemplaire.
Mais les actions positives entreprises au niveau local et le potentiel de collaborations trans-locales, impliquant des villes qui investissent dans l’économie circulaire et sociale solidaire, où des citoyens organisés, des gouvernements et des entreprises responsables et d’autres parties prenantes peuvent collaborer pour construire le système économique et la société résistante au climat dont nous avons besoin de toute urgence, sont encore plus prometteurs.
Table ronde de haut niveau sur l’économie circulaire : Les villes et les bâtiments comme agents de l’action climatique

Discours de Jason Nardi, Coordinateur du RIPESS Intercontinental
Les trois quarts de l’utilisation des ressources et des émissions de gaz à effet de serre proviennent déjà des villes, et les tendances en matière d’urbanisation, de motorisation, de population et de croissance économique feront encore augmenter ces chiffres si nous ne devenons pas plus intelligents et plus durables dans notre façon de vivre, de consommer, de nous déplacer et de produire. De nombreuses villes sont confrontées à une grave pollution de l’air, de l’eau et des déchets, conséquence directe de modes de consommation et de production non durables, ce qui fait de la santé des citoyens un impératif clé pour l’action.
Pourtant, la clé pour libérer le potentiel des villes va bien au-delà : il s’agit d’accroître l’ambition politique, d’instaurer une collaboration constructive entre les différents niveaux et secteurs de gouvernement, de mettre en place des politiques novatrices en matière de logement, d’urbanisme et de climat, de mettre en place des incitations économiques solides et d’améliorer la planification urbaine. C’est l’action intégrée et coordonnée des parties prenantes telles que les innovateurs, les décideurs, les investisseurs, les promoteurs, entre autres, qui permettra d’accélérer l’impact pour aider à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.
(De l’introduction à la Table Ronde)
1) De la » Smart » à la ville collectivement intelligente
Beaucoup, sinon la plupart, des grandes villes actuelles sont écologiquement non durables et socialement injustes (concentration des émissions, pollution, logements de mauvaise qualité, non résilientes et très dépendantes de la fourniture centralisée – comme l’énergie, les déchets, les transports, etc). Ils ont été planifiés ou transformés autour de modèles à forte intensité de carbone et axés sur le marché, excluant de nombreux habitants et leurs communautés, en particulier ceux qui vivent dans des économies informelles comme la majorité des réalités du Sud (60 % en moyenne). Si les villes sont comme des organismes, elles ne devraient croître que jusqu’à leur limite naturelle, biorégionales, vivables et capables d’un avenir. Peut-être moins » intelligentes » et plus intelligentes collectivement.
C’est pourquoi d’autres approches plus écosystémiques et plus équitables sont nécessaires : L’Economie Sociale Solidaire (ESS) et la finance sont basées sur l’économie circulaire, de bas en haut, avec des solutions innovantes et éprouvées depuis longtemps, adaptées à des contextes très différents. Elles se font avec une intelligence collective, coopérative et partagée et une utilisation efficace des ressources existantes, recréant des filières agro-écologiques et relocalisées.
La croissance économique linéaire extractive dérégulée et la concurrence mondiale du » libre marché » financiarisé sont parmi les causes profondes de l’urgence écologique et climatique dans laquelle nous nous trouvons, sans parler des inégalités et des écarts de pauvreté qu’elles génèrent.
L’écologisation de la croissance économique ne la rend pas plus durable et une véritable économie circulaire est incompatible avec le système économique actuel. Nous avons besoin d’une transition juste vers une économie vivante, où nous produisons et consommons moins, réutilisons, réparons, redistribuons et régénérons davantage. Une économie « circulaire » sans droits économiques et sociaux n’est pas viable.
2) Inclure les communautés marginalisées et les travailleurs informels dans la dynamique circulaire
Les travailleurs informels représentent 50 à 80 pour cent des emplois (indépendants) urbains du Sud. Pourtant, ils sont largement exclus des infrastructures et des services publics, des espaces publics et des marchés publics. Ils contribuent déjà à une économie circulaire résiliente à faible émission de carbone, mais ils sont rarement reconnus, soutenus ou se voient offrir des moyens financiers, à commencer par les femmes, qui représentent la moitié de la population.
Nous avons besoin d’une approche radicalement différente de l’économie, basée sur une appropriation décentralisée et collective, une organisation et une gestion coopératives et démocratiques, des chaînes d’approvisionnement courtes et des circuits économiques solidaires locaux. Cette approche a fait ses preuves dans de nombreux cas partout dans le monde.
Il existe des milliers d’exemples où la collaboration entre des entreprises et des finances informelles, de l’économie solidaire et coopérative avec les gouvernements locaux a réussi à donner des réponses aux questions sociales, urbaines et environnementales – et à contribuer à une activité humaine à faible émission de carbone.
Quelques exemples :
Bamako au Mali a travaillé sur la transformation de 50.000 tonnes de déchets solides en engrais et en énergie. La municipalité, les structures d’ESS et les organisations paysannes sont toutes impliquées. Les déchets pour le compostage sont récupérés sur les marchés, dans les écoles, etc. c’est au début mais c’est prometteur.
A Solapur, en Inde, la coopérative de logement des travailleurs beedi et textiles dirigée par des femmes, avec le syndicat des travailleurs, a construit près de 16.000 maisons (et 30.000 autres sont en cours de construction) faites pour les conditions climatiques locales, avec des matériaux d’origine locale, la participation des travailleurs, qui de la location de huttes de taudis sont devenus propriétaires de leurs maisons durables dans une ville qu’ils ont construite, avec le soutien du gouvernement local et avec les services communautaires, les écoles, les hôpitaux et le marché local des agriculteurs (ils ont remporté le prix Transformative Cities Award, 2018).
3) Le droit à la ville et le nouvel agenda urbain
C’est ce que nous appelons le droit à la ville reconnu par le nouvel Agenda urbain d’Habitat III : une planification urbaine participative par et pour les personnes et les communautés, des villes inclusives, justes et durables, la création d’espaces décommodifiés pour les circuits économiques locaux, la souveraineté alimentaire et énergétique et les biens communs urbains. Et des alliances plus larges, telles que celles entre les villes (comme iclae) ou construites entre les États et l’ONU, comme l’Alliance mondiale lancée par la France.
Pour ce faire, il faut avoir la volonté politique et le courage de (re)municipaliser les services publics et les infrastructures essentielles, avec des partenariats publics-communautaires et un contrôle et une gestion démocratiques : permettre des coopératives d’habitation et des fiducies foncières communautaires, une eau contrôlée par les citoyens, une production d’énergie décentralisée, une mobilité partagée et publique, une gestion circulaire des déchets et des alternatives à faible émission et résilientes pour le secteur du bâtiment et de la construction, avec un accent particulier sur l’utilisation de matériaux et de connaissances locales, des fabriques et des espaces de fabrication communautaires et l’inclusion des groupes de population les plus vulnérables.
Les solutions axées sur le marché ont échoué dans la plupart des cas – il est temps d’agir en redonnant le contrôle aux gens, pour une société juste, socialement inclusive et saine.
C’est ce qu’est et devrait être l’économie circulaire.
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L’Afrique se mobilise autour de l’ESS
November 18, 2019 17:34 - Pas de commentaire
Pendant ces dernières semaines, les membres du Réseau Africain de l’Économie Sociale Solidaire (RAESS) – RIPESS Afrique ont organisé plusieurs activités et conférences pour promouvoir et discuter sur l’Économie Social Solidaire (ESS). Cet article résume les activités principales qui ont eu lieu au Cameroun, Mali, Sénégal et Bénin, faisant preuve du dynamisme des organisations africaines autour de l’ESS.
Écrit par Mamadou Seydou Diallo, Coordinateur Général du RAESS
Depuis sa création en 2010, le RAESS œuvre pour la promotion de l’EES en Afrique à travers les réseaux nationaux. Pour ce faire, le RAESS mobilise les divers acteurs nationaux de l’ESS à travers ses membres qui collaborent étroitement avec les pouvoirs publics, pour soutenir les organisations et entreprises de l’ESS afin qu’elles mettent en commun leurs connaissances et partagent leurs expériences dans les processus de création de richesses et lutte contre les inégalités sociales.
Dans cette perspective, des fora et salons dédiés sont organisés pour permettre aux divers acteurs (sociétés coopératives, mutuelles, associations, services d’appui, les autorités politiques, etc.), de retrouver pour échanger autour des connaissances ESS, exposer et vendre les produits, mais surtout rendre visibles les actions, les acteurs et leurs produits.
C’est dans ce cadre que sont organisées des fora et salons dans un certain nombre de pays Africains dont le Cameroun, le Mali, le Sénégal et le Bénin.
Cameroun
Du 29 au 30 octobre 2019 s’est tenue au Palais des congrès de Yaoundé, la 4e édition des Journées nationales de l’Économie Sociale (JNES). Avec pour thème « l’Économie au cœur du développement inclusif au Cameroun » et réunissant un peu plus de 400 acteurs de l’économie sociale de part et d’autre, ces journées avaient pour objectif principal de permettre aux activités des Unités de l’Économie Sociale (UES) d’induire un développement inclusif au Cameroun à travers des partenariats multiformes.
Faisant ressortir l’importance de la mise en réseau des UES pour un développement inclusif, c’était l’occasion pour le Réseau national de l’Économie Sociale (RESSCAM) d’inviter ces unités à une mutualisation des efforts pour l’atteinte d’une vision commune : faire de l’innovation sociale un levier de transformation du Cameroun. Ce qui devra passer par la professionnalisation et la structuration des UES mais également l’implication de toutes les parties prenantes dans ce processus.
Somme toute, l’ensemble des recommandations formulées à l’endroit du Ministère des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (MINPMEESA) à l’exemple des projets et programmes d’accompagnement des UES, l’implication des Collectivités territoriales décentralisées dans la promotion et le développement de l’Économie Sociale, la mise sur pied d’une finance solidaire en vue d’accompagner les UES, et la contribution à la l’autonomisation des UES à travers des stratégies d’autofinancement permettra au Cameroun de s’arrimer aux nouvelles exigences du secteur de l’Économie Sociale et Solidaire en constante évolution.
Vous pouvez lire l’article complet sur la 4e édition des Journées nationales de l’Économie Sociale (JNES) ici.
Mali
Du 04 au 06 novembre 2019 a eu lieu le salon de l’Économie Sociale Solidaire (ESS) dans le cadre de la 25ème édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion au Mali sous la Haute présidence du Ministre de la solidarité et de Lutte contre la Pauvreté. Le thème de cette édition était «Financement des organisations et entreprises de l’économie sociale et solidaire en temps de crise humanitaire».
Le Ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté du Mali, tenant compte de l’importance du secteur de l’ESS dans la création des emplois, des biens et des services, des sociétés coopératives, des mutuelles et associations œuvrant dans les domaines aussi variés que sont le micro crédit, finance solidaire, commerce équitable, santé, production, assurances, éducation, etc. a inscrit dans les domaines prioritaires de ses interventions pendant cette 25ème édition la promotion et l’appui aux organisations de l’Economie Sociale et Solidaire (OESS).
Ce salon est l’expression de l’impulsion que le Gouvernement du Mali entend donner à ces organisations de l’Economie Sociale et Solidaire (OESS) afin de leur permettre d’exposer leur savoir et leur savoir faire en vue d’échanger, de vendre, d’acheter pour se procurer de la richesse.
Le salon a reçu 87 invités officiels dont 44 du RENAPESS à la Maison des Jeunes et, entre d’autres, les temps forts ont été les discours du Maire de la commune II, des parrains et de Monsieur le Ministre, l’animation des stands de produits et des connaissances ESS. Parallèlement, deux discussions ont été animées sur le « Financement des organisations et entreprises de l’économie sociale et solidaire en temps de crise humanitaire » et sur « Les dispositifs de Couverture Sociale au Mali».
Entre ses objectifs, le salon a travaillé pour faire connaître les différentes organisations et entreprises de l’ESS (sociétés coopératives, associations et autres groupements et quelques structures d’appui) ; faire la présentation des différents produits de l’ESS pour une meilleure vente promotionnelle ; favoriser des échanges entre les différents acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire autour de leurs préoccupations ; et organiser une conférence centrée sur les thèmes «Financement des organisations et entreprises de l’économie sociale et solidaire en temps de crise humanitaire » et «les dispositifs de Couverture Sociale au Mali».
Rappelons qu’en 2003, les acteurs maliens de l’ESS, avec l’appui du Ministère en charge de la solidarité, ont mis en place une organisation faîtière dénommée Réseau National d’Appui à la Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire (RENAPESS), qui est membre fondateur du Réseau Africain de l’Economie Sociale Solidaire (RAESS) et membre du Réseau International pour la Promotion de l’Economie Sociale Solidaire (RIPESS). Ce réseau compte actuellement 63 organisations membres.
De nos jours, on compte au Mali 18264 sociétés coopératives qui sont en processus d’harmonisation à l’Acte Uniforme de l’OHADA et 210 mutuelles sociales qui se trouvent dans divers secteurs (santé, assurance, production, services et autres). Par ailleurs le Gouvernement du Mali a adopté le 09 octobre 2014 à Bamako, la Politique Nationale de Promotion de l’Economie Sociale et Solidaire et son Plan d’actions avec la forte contribution du RENAPESS soutenu par ses partenaires, le dont essentiellement le CECI.
Sénégal
Le Ministère de la Microfinance et de l’Economie Sociale et Solidaire du Sénégal a organisé du 26 octobre au 02 novembre 2019 de Salon de l’Economie Sociale et Solidaire au Centre des Expositions de Diamniadio.
Ce Salon Africain de l’Economie Sociale et Solidaire (Salon ESS) est un évènement conçu et initié par les Groupes de travail Economie Sociale et Solidaire (GT-ESS), mis en place dans le cadre des Groupes d’Impulsion Economique Maroc-Sénégal d’une part, et Maroc-Côte d’Ivoire d’autre part.
Les Présidents des GT-ESS des trois pays, Maroc, Côte d’Ivoire et Sénégal, sous l’égide du Conseil National du Patronat du Sénégal, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc et le Secteur privé Ivoirien, ont convenu d’institutionnaliser le Salon ESS dans l’agenda de leurs groupes de travail respectifs et de l’organiser sur une base tournante.
C’est la Déclaration de Casablanca de 2017 qui a consacré le passage du flambeau au Sénégal pour organiser la deuxième édition du Salon ESS. Le thème général du Salon ESS 2019 a été : « L’économie sociale et solidaire : un modèle alternatif et inclusif d’entrepreneuriat. ». L’objectif global de ce Salon ESS 2019 était de renforcer la visibilité des produits et des services issus des chaînes de valeur de l’ESS et de favoriser ainsi leur promotion.
De manière plus spécifique, il s’agissait de mettre en lumière la contribution de l’ESS au développement économique et social, à la structuration des économies locales des terroirs de nos pays, à l’inclusion et à l’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap dans les processus de création de valeur ajoutée et de richesses, et in fine à l’amélioration durable de leurs conditions de vie.
Il visait également à travers son Forum scientifique à contribuer au partage d’expériences et à la construction de l’intelligence collective sur les problématiques et les enjeux de consolidation de l’ESS pour éclairer les politiques publiques en faveur du développement économique et social inclusif, notamment des citoyens les plus vulnérables.
Enfin, le Salon ESS ambitionnait de favoriser la coopération économique entre les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire du Sénégal, du Maroc et de la Côte d’Ivoire, et de devenir un Salon Africain inclusif, pour mieux contribuer à la promotion de la diplomatie économique, notamment dans le contexte actuel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
Ce salon a été également parqué par une animation culturelle pour contribuer à promouvoir la diversité et la richesse culturelle du Sénégal. De même, en vue d’encourager la créativité et de stimuler le dynamisme de l’entrepreneuriat dans l’ESS, le Salon ESS a lancé un appel à candidatures pour participer à des concours « Talents & Innovation » sur la base d’un cahier des charges.
Au Benin
Le Groupe Béninois de l’Économie Sociale Solidaire (GBESS) a aussi participé à plusieurs expériences de promotion de l’économie sociale et solidaire récemment.
En premier lieu, le Président du GBESS a été reçu en audience par le Directeur Régional du Bureau de l’Afrique de l’Ouest de l’OIF à Lomé dans le cadre de partenariat. Le Directeur du BRAO/OIF a accepté ce partenariat dont une convention de partenariat serait signée vers fin Décembre 2019.
Aussi, le GBESS a fait diffusion et suivi d’appel à projet à ses membres et entreprises sociales dans le cadre de la coopération avec la Société Coopérative ‘’SENS-Bénin’’ mandatée par l’organisation International de la Francophonie (OIF).
Par ailleurs, pendant les mois de septembre et octobre 2019, le GBESS a identifié 34 entreprises sociales et inclusives au Bénin, dans le cadre d’un partenariat avec l’Association : ‘’Le Mouvement Entrepreneurs Sociaux (MOUVES-France)’’.
Et finalement, le GBESS a accompagné l’Union des groupements de femmes de Ouèssè, pour participer au Festival Gastronomique Zâ du 25 au 29 Septembre 2019 à Cotonou.
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ASEC organise une tournée d’apprentissage de l’ESS en Asie et la conférence sur les économies transformatrices.
November 11, 2019 18:20 - Pas de commentaire
ASEC – RIPESS Asie organise une conférence pour discuter du rôle de l’économie transformatrice dans la revitalisation de l’économie rurale à travers les objectifs de développement durable (ODD). L’événement se tiendra du 11 au 14 novembre 2019 à Yogyakarta, en Indonésie.
Écrit par Eri Trinurini Adhi, membre de ASEC – RIPESS Asie
Le Conseil Asiatique de l’Économie Solidaire (ASEC), membre du RIPESS, en collaboration avec Yayasan Bina Swadaya (Bina Swadaya), organise une conférence pour faciliter un partage solide et ouvert des modèles/approches et des applications d’affaires entre les experts en technologie, les spécialistes des affaires et les citoyens locaux afin de trouver des solutions pour une région durable et inclusive en Asie. La conférence se tiendra du 11 au 14 novembre 2019 à Yogyakarta, en Indonésie. Environ 40 personnes de 8 pays asiatiques (Indonésie, Thaïlande, Philippines, Malaisie, Inde, Sri Lanka, Hong Kong, Chine, Chine, Corée du Sud) et de deux autres pays (Australie et Espagne) y participent.
Les efforts déployés par l’ONU pour faire de la réduction de la pauvreté et du développement durable des priorités stratégiques, et les conséquences persistantes de la crise économique et financière mondiale, ont tous deux intensifié la recherche d’approches novatrices du développement. Dans ce contexte, un nombre croissant de gouvernements et d’entreprises du monde entier tiennent compte de l’avis des spécialistes du développement, des militants et des universitaires qui estiment qu’il faut accorder davantage d’attention au rôle de l' »Économie Sociale et Solidaire » (ESS).
Les formes d’activité économique qui composent l’ESS reconnaissent et appliquent généralement un ensemble de principes, de normes et de pratiques qui semblent particulièrement propices à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et à la promotion de la protection de l’environnement, du travail décent, de la répartition équitable des ressources et des bénéfices et des formes démocratiques de gouvernance. L’ESS peut jouer un rôle crucial dans la réalisation de l’Agenda 2030 et des Objectifs de Développement Durable (ODD) en promouvant et en mettant en œuvre un développement inclusif et durable par des innovations et des pratiques sociales, institutionnelles et technologiques concrètes. Les liens entre l’ESS et les ODD attirent l’attention sur son potentiel en tant que modèle alternatif de développement qui peut s’attaquer aux fondements structurels d’un développement exclusif et non durable.
Tournée d’apprentissage et conférence internationale sur les ODD
Sur cette note, l’ASEC organisera une tournée d’apprentissage sur les ODD et une conférence internationale. La tournée d’apprentissage des ODD a lieu le premier jour (12 novembre). Les participants visiteront le village de Panggungharjo, dans le district de Bantul, province de Jogyakarta. Le village de Panggungharjo est l’un des villages les plus prospères d’Indonésie, qui est en mesure de collecter des sources locales pour le développement du village. De nombreuses initiatives d’entreprises communautaires dans ces villages ont été intégrées dans une seule entreprise villageoise. Grâce à l’entreprise intégrée, ils sont en mesure de travailler plus efficacement, de mieux servir et de concurrencer les autres entreprises sans négliger les objectifs sociaux tels que les possibilités d’emploi, l’égalité, l’identité culturelle et l’environnement. Sur la base de l’observation sur le terrain, en fin de journée, les participants discuteront de la façon dont ce modèle d’entreprise communautaire peut contribuer aux ODD.
Le deuxième jour (13 novembre 2019), il y aura une conférence internationale sur la revitalisation de l’économie locale par l’ESS. Ce jour-là, des représentants de 8 pays (Malaisie, Thaïlande, Philippines, Inde, Sri Lanka, Hongkong-Chine, Corée) partageront leurs pratiques d’Économie Sociale et Solidaire. En outre, il sera également question de la façon dont ces mouvements communautaires sont liés au mouvement mondial par le biais du Forum Social Mondial sur les Économies Transformatrices (FSMET 2020) et du Forum des peuples de l’ASEAN. La conférence sera clôturée par une déclaration de Yogyakarta pour dessiner la feuille de route d’une économie transformatrice basée sur les villages.
L’ASEC se réunira également le 14 novembre 2019 pour revoir son rôle et renforcer la solidarité ainsi que le plaidoyer en faveur de l’ESS et des ODD dans le contexte asiatique et de l’ASEAN. Il s’agit d’une période opportune pour que les mouvements de base se rencontrent et renforcent leur rôle et leur position dans la promotion de l’ESS et des ODD.
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Réchauffement climatique et ESS : les ressources de socioeco.org
November 10, 2019 20:45 - Pas de commentaire
Les effets potentiellement désastreux du réchauffement climatique obligent chacun de nous à se poser des questions sur les impacts de son mode de vie et du modèle économique que nous voulons voir mettre en oeuvre. Quels documents peut-on trouver sur le mot clé « réchauffement climatique » dans socioeco.org? Comme vous le verrez, l’alerte avait été donnée il y a longtemps.
Quelle place pour l’ESS dans la transition écologique?
Pour une transition sociale-écologique. Quelle solidarité face aux défis environnementaux ? Eloi Laurent, Philippe Pochet, Editions Les Petits Matins, Paris, France, novembre 2015
Petit Traité de résilience locale, Hugo Carton, Pablo Servigne, Agnès Sinaï, Raphaël Stevens, Editions Charles Léopold Mayer (ECLM), Paris, France, septembre 2015
Commerce équitable et justice climatique. Les Carnets de la Plateforme pour le Commerce equitable, avril 2010
La grande transition : maintenir le cap sur le changement social, économique et écologique en périodes de turbulence, Michael Lewis, Patrick Conaty, octobre 2009
The Great Transition: Navigating Social, Economic, Ecological Change in Turbulent Times, Michael Lewis, Patrick Conaty, octobre 2009
Europe in transition. Local communities leading the way to a low-carbon society. Eamon O’Hara, juin 2013
Sharing for Survival. Restoring the Climate, the Commons and Society, Brian Davey, FEASTA, Irlande, avril 2012
The Transition Companion Making Your Community More Resilient in Uncertain Times, Rob Hopkins, octobre 2011
Pratiques agricoles, alimentation et changement climatique
Les petits agriculteurs et l’agriculture à petite échelle refroidissent la planète, 2009, La Via Campesina
Video : L’agriculture biologique au Burkina Faso – La meilleure réponse aux effets du changement climatique, Anne Schiltz, décembre 2013
Alimentos y cambio climático: el eslabón olvidado, septembre 2011, GRAIN
Cocinando el Planeta : Hechos, cifras y propuestas sobre cambio climatico y sistema alimentario global, Virginia Martínez, Ferrán García Edicion, octobre 2009 GRAIN
Eat the Sky: The Climate Crisis at the End of Your Fork., Anna Lappé, octobre 2008, NEI
Fifty Million Farmers, Twenty-Sixth Annual E. F. Schumacher Lectures octobre 2006, Richard Heinberg, 2006
Economies transformatrices pour lutter contre le réchauffement
GUÍA La Nueva Economía como herramienta frente al cambio climático en las ciudades Diego Isabel La Moneda, Daniel Toro González, juillet 2018
L’importance des politiques publiques
La contratacion publica sostenible, clave para alcanzar los compromisos del acuerdo de Paris, Articulo de ICLEI, 02/09/2016, septembre 2016
Des positionnements
Posicionamiento político de organizaciones sociales de América Latina y el Caribe hacia la COP 21, décembre 2015
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Conférence 2019 de l’ASEC – Economie Transformatrice : Revitaliser l’économie rurale par l’ESS, 11-14 novembre, Yogyakarta (Indonésie)
November 8, 2019 21:18 - Pas de commentaire
Conférence annuelle de l’ASEC – RIPESS Asie pour discuter du rôle de l’économie transformatrice dans la revitalisation de l’économie rurale à travers les objectifs de développement durable (ODD).
La première journée sera axée sur la mesure de la contribution des initiatives locales aux ODD. Le deuxième jour, ils discuteront de la voie à suivre pour faire progresser les initiatives locales vers une économie transformatrice.
Ordre du jour
Jour 1 : visite sur le terrain, 2 à 4 groupes visitent chaque village pour avoir un aperçu de ce que le village apporte aux ODD.
Jour 2 : atelier basé sur les preuves recueillies lors de la visite sur le terrain et préparation d’une courte présentation pour le séminaire de 2009.
Jour 3 : Séminaire international, avec des conférenciers du gouvernement de l’État, du gouvernement local, des OSC internationales et des OSC nationales.
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